Ion Vinea şi eminescienele genii nătânge

“La lune s’attristait. Des séraphins en pleurs
Rêvant l’archet aux doigts, dans le calme des fleurs
Vaporeuses, tiraient de mourantes violes
De blancs sanglots glisant sur l’azur des corolles.
–    C’était le jour béni de ton premier baiser.
Ma songerie aimant `a me martyriser
S’envirait savamment du parfum de tristesse
Que même sans regret et sans déboire laisse
La cueillaisin d’un Rêve au cœur qui l’a cuelli.
J’errais donc,, l’œil rivé sur le pavé vieilli
Et dans le soir,, tu m’es en riant apparue
Et j’ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis mes beaux sommeils d’enfant gâté
Passait, laissant toujurs de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d’étoiles parfumées. “
( Stéphane Mallarmé, Apparittion )

2012-07-07T22:00:00+03:00